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La toxine botulique

 

La toxine botulique est un médicament utilisé depuis les années 1975 en neurologie et en ophtalmologie au départ pour traiter notamment le blépharospasme.

En esthétique, les doses sont en moyenne 3x moins importantes que celles utilisées en neurologie. En Suisse, plusieurs molécules sont commercialisées sous différents noms. Nous ne pouvons pas en faire la publicité suivant les recommandations de Medisuisse mais certains noms de marque sont passés dans le langage commun.

La molécule B. est la plus ancienne et la plus connue mais la molécule A. agit en général plus rapidement et est plus puissante ce qui est assez intéressant chez l’homme qui a souvent des muscles faciaux plus toniques. Quel est le mécanisme d’action. La toxine botulique limite l’action (libération de l’acétylcholine). Ce neuromédiateur agit au niveau des jonctions neuromusculaires, son absence diminue voir bloque en fonction de la dose, la contraction musculaire.

Scientifiquement, il a été prouvé que ce phénomène est complétement réversible en 4 à 6 mois, ce qui correspond à la durée d’action habituelle du traitement par toxine botulique. La toxine s’injecte donc au contact des muscles sous forme de mésothérapie ou d’injection et elle va donc moduler la contraction musculaire. A proprement parler, la toxine botulique n’a pas d’action sur la ride elle-même mais sur la contraction musculaire. Elle agit donc sur les rides dynamiques mais pas sur des rides installées qui s’apparente à des cassures de la peau qu’il faudrait alors remplir par de l’acide hyaluronique.

En conséquence, en matière de médecine esthétique, le suivi des patients est sur plusieurs années permettant d’optimiser le traitement. Le Dr Smarrito étant aussi un spécialiste de la chirurgie de la paupière, il pourra apprécier au niveau du front, si les rides sont dues à un simple vieillissement et une contracture du muscle frontal ou bien d’un alourdissement de la peau des paupières, dans ce cas là, la stratégie s’orientera plus vers une petite chirurgie dite de blépharoplastie des paupières supérieures que d’injecter le front. Nous garantissons aussi une stratégie optimale en fonction de l’âge, en effet, plus le patient est âgé, moins la dose sera élevée afin de ne pas obtenir un front excessivement lisse. Les effets secondaires attendus. Comme vous le comprenez, les effets secondaires décrits sont bénins et réversibles. Parfois, des maux de têtes peuvent apparaître le soir même.

Un sourcil resté haut après injection peut être corrigé par une retouche lors d’une visite de contrôle, une accentuation de la lourdeur du sourcil se stabilise en général en 3 à 4 semaines sauf dans le cas où une blépharoplastie aurait été une meilleure indication. Il arrive parfois aussi qu’une ecchymose ou qu’un léger hématome millimétrique apparaisse au niveau de la piqure qui régraisse en quelques jours.

Au bout de combien de temps refaire les injections.

Contrairement à la femme où les injections sont plutôt réalisées tous les 6 mois, chez l’homme, la séquence d’injection est plutôt de réinjecter tous les 4 à 5 mois, en effet les muscles étant plus puissants et la philosophie actuelle étant de ne pas obtenir un effet trop lisse, il faut renouveler les injections plus fréquemment que chez la femme.

D’autres traitements avec la toxine. Il nous arrive fréquemment de traiter des hommes pour les phénomènes d’hyperhidrose (transpiration excessive des aisselles) avec le même produit mais à des doses plus importantes ce qui permet de stopper la transpiration excessive pendant plusieurs mois. Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire et serons heureux de vous accueillir pour un diagnostic précis grâce à notre expérience de plus de 20 ans de cette molécule.