Une prothèse couverte par le muscle en haut, par la glande en bas, pour un décolleté adouci.
L'augmentation mammaire dual plan, ou double plan, place la prothèse dans une loge mixte : sa partie supérieure est recouverte par le muscle grand pectoral, sa partie inférieure par la glande. Ce compromis permet de mieux cacher le bord de l'implant chez les patientes minces.
En chirurgie esthétique du sein, pour poser une prothèse mammaire, le chirurgien choisit d'abord la loge, c'est-à-dire le plan anatomique dans lequel l'implant va se loger. Devant le muscle, l'implant est couvert par la glande et la peau seules. Totalement derrière le muscle, il est très couvert mais contraint par le pectoral. Le dual plan, décrit au début des années 2000 et largement adopté depuis, combine les deux : muscle en haut et au centre, glande en bas.
Le Dr Stéphane Smarrito, chirurgien esthétique FMH, le réserve aux situations où il apporte un vrai bénéfice, notamment chez les patientes très fines ou sportives. Cette page explique quand et comment. Les autres plans sont présentés sur la page augmentation mammaire.
À l'inverse, lorsque la glande couvre bien l'implant, la pose devant le muscle reste souvent plus simple et plus rapide à récupérer.
En consultation, le Dr Smarrito pince doucement la peau et la glande au pôle supérieur du sein pour en estimer l'épaisseur, observe la mobilité de la glande sur le muscle et tient compte de votre pratique sportive. C'est l'ensemble de ces éléments, et non un seul chiffre, qui oriente vers le dual plan.
Le dual plan n'est pas un geste unique : il s'ajuste selon la position de la glande par rapport au muscle. On distingue classiquement trois degrés.
| Degré | Ce que fait le chirurgien | Pour quel sein |
|---|---|---|
| Type I | libère le bas du muscle de ses attaches, sans séparer la glande du muscle | sein ferme, bien positionné |
| Type II | libère le muscle et sépare un peu la glande jusqu'au bas de l'aréole | glande légèrement mobile |
| Type III | prolonge cette séparation jusqu'au haut de l'aréole | glande plus mobile, sein un peu descendu |
Plus le degré est élevé, plus le muscle remonte et laisse l'implant remplir le bas du sein. Le Dr Smarrito décide du degré pendant l'intervention, selon ce qu'il observe des tissus.
Le cadre général est celui de toute augmentation mammaire réalisée par le Dr Smarrito : intervention d'environ une heure sous anesthésie générale, sans drain, retour à domicile le soir même. La récupération est un peu plus longue qu'avec un implant devant le muscle, car le pectoral a été décollé.
Le muscle pectoral reste actif au-dessus de l'implant. Chez certaines patientes, une contraction forte du muscle peut faire légèrement bouger ou se déformer le sein. C'est en général discret, mais à connaître si vous pratiquez la musculation de façon intensive : parlez-en dès la consultation.
Le Dr Smarrito propose aussi le plan sous-fascial, au-dessus du muscle mais sous son enveloppe fine, qui peut constituer une alternative selon vos tissus. Le choix du plan se fait en même temps que celui de l'implant : forme, profil et volume (voir aussi le volume 400 cc).
Appelez le cabinet si vous constatez, dans les jours qui suivent, un gonflement nettement asymétrique, une douleur qui augmente, de la fièvre ou une rougeur.
Les premiers jours sont un peu plus inconfortables qu'avec une pose devant le muscle, sous forme de courbatures dans la poitrine. Cela reste peu douloureux avec des antalgiques simples et s'atténue en quelques jours.
C'est possible, de façon généralement modérée. Le dual plan limite ce phénomène par rapport à une pose totalement sous le muscle, sans le supprimer complètement. Si vous faites beaucoup de musculation, le Dr Smarrito en tient compte dans le choix du plan.
Les exercices des jambes et la marche reviennent tôt. Ceux qui sollicitent les pectoraux sont repris en dernier, progressivement et avec des charges réduites au départ, selon le calendrier fixé lors de vos contrôles.
Il est compatible avec une large gamme de volumes. Ce n'est pas le volume qui décide, mais l'épaisseur de vos tissus et la position de votre glande.
Oui, lors d'un changement de prothèses, si l'implant actuel se devine trop. Le Dr Smarrito évalue la faisabilité en consultation, selon l'état des tissus et de la loge existante.
Une consultation de trente minutes au cabinet RIVIERAclinic de Vevey : votre demande, mon avis, et le temps d'y réfléchir.