Complications possibles de l'augmentation mammaire

Une information claire pour reconnaître ce qui est normal et réagir à temps si quelque chose ne l'est pas.

Information patiente

Les complications possibles après augmentation mammaire

Les complications possibles de l'augmentation mammaire sont connues, peu fréquentes lorsque les consignes sont suivies, et la plupart se traitent bien lorsqu'elles sont repérées tôt. Les connaître permet de distinguer les suites normales des signes qui doivent vous faire appeler le cabinet.

Aucune intervention n'est sans risque, et l'augmentation mammaire, comme toute chirurgie esthétique, ne fait pas exception. Le Dr Smarrito, chirurgien esthétique FMH, consacre une partie de chaque consultation à ces risques : il vous remet une information écrite et répond à vos questions avant toute décision. Cette page n'a pas vocation à inquiéter, mais à vous donner des repères concrets.

Les suites habituelles, sans complication, sont décrites sur la page convalescence après augmentation mammaire.

Précoces

Les complications des premières semaines

Hématome

Une accumulation de sang autour de la prothèse, le plus souvent dans les 48 premières heures. Le sein concerné devient nettement plus gros, tendu et douloureux que l'autre. Un hématome important nécessite une reprise rapide au bloc pour évacuer le sang ; elle se passe en général bien.

Infection

Rare, elle se manifeste par une rougeur qui s'étend, une chaleur, une douleur croissante et de la fièvre, parfois après plusieurs jours. Elle nécessite un traitement antibiotique, et parfois le retrait temporaire de l'implant.

Retard de cicatrisation

Une cicatrice qui s'ouvre ou suinte, favorisée notamment par le tabac. Elle demande des soins locaux et une surveillance rapprochée.

Sérome

Un épanchement de liquide clair autour de l'implant, qui se résorbe le plus souvent seul ou peut être ponctionné.

Tardives

Les complications à moyen et long terme

  • Coque (contracture capsulaire) : le corps forme toujours une fine membrane autour de l'implant ; il arrive qu'elle s'épaississe et se rétracte, rendant le sein plus ferme, puis déformé ou douloureux. Selon son stade, elle peut nécessiter une reprise.
  • Rupture de l'implant : avec le gel cohésif, elle passe souvent inaperçue et se découvre à l'échographie de contrôle. Le remplacement est alors programmé.
  • Déplacement ou rotation : une prothèse peut descendre trop bas ou, si elle est anatomique, tourner sur elle-même.
  • Modification de la sensibilité : fréquente au début, le plus souvent transitoire, rarement définitive.
  • Asymétrie ou cicatrices épaissies, qui peuvent faire l'objet d'une retouche.
  • Lymphome anaplasique associé aux implants (LAGC-AIM) : très rare, surtout décrit avec certaines prothèses texturées. Il se manifeste par un gonflement tardif du sein, des années après l'opération, qui doit être exploré.

Le suivi annuel, avec une échographie, notamment après 10 ans, permet de repérer tôt ces situations. Les informations sur la durée de vie des implants figurent sur la page prothèses mammaires.

Quand appeler

Quand appeler le cabinet ?

SituationQue faire
Un sein brusquement plus gros, tendu et douloureux que l'autreAppeler le cabinet immédiatement
Fièvre, rougeur qui s'étend, écoulement par la cicatriceAppeler le cabinet le jour même
Douleur qui augmente au lieu de diminuerAppeler le cabinet le jour même
Sein qui durcit ou change de forme, des mois ou des années aprèsPrendre rendez-vous rapidement
Bleus, gonflement modéré symétrique, tiraillementsSuites habituelles, à signaler au contrôle

Cabinet du Dr Smarrito : 021 922 24 62. En dehors des heures d'ouverture, suivez les consignes remises à votre sortie de clinique ; en cas de malaise ou de difficulté à respirer, appelez le 144.

Prévention

Réduire les risques, ensemble

Plusieurs mesures limitent les complications : arrêter le tabac avant et après l'opération, signaler tous vos traitements, respecter la limite de port de charges, porter le soutien-gorge de maintien comme indiqué, reprendre le sport par étapes et venir à chaque contrôle. Du côté chirurgical, la technique « no touch », l'hémostase soigneuse et le choix d'implants de fabricants reconnus visent le même objectif.

Une complication n'est pas un échec : c'est une situation à prendre en charge rapidement. Le Dr Smarrito assure lui-même ce suivi.
Si cela arrive

Comment une complication est prise en charge

Lorsque vous appelez, le cabinet vous pose quelques questions simples (depuis quand, d'un côté ou des deux, avec ou sans fièvre) et vous propose, si nécessaire, de voir le Dr Smarrito rapidement. L'examen clinique suffit souvent ; une échographie est demandée en cas de doute.

La plupart des situations se règlent par un traitement simple : surveillance, antibiotiques, soins locaux, ponction. Une reprise chirurgicale reste parfois nécessaire, par exemple pour un hématome important, une coque gênante ou une prothèse rompue. Elle est alors expliquée en détail, et ses conditions sont précisées avant toute décision.

« Je préfère un appel de trop à un appel trop tard : une question posée tôt se règle presque toujours simplement. »Dr Stéphane Smarrito · Chirurgien esthétique FMH
Questions fréquentes

Questions fréquentes sur les complications de l'augmentation mammaire

Quelle est la complication la plus fréquente ?

À long terme, la coque est la complication la plus connue des prothèses. À court terme, l'hématome est le plus souvent rencontré. Les deux se prennent en charge.

Comment savoir si ma prothèse est rompue ?

Souvent, aucun signe n'est visible. Un changement de forme, une dureté ou une gêne nouvelle doivent faire consulter ; l'échographie, parfois l'IRM, permet de confirmer.

Une coque peut-elle apparaître des années après ?

Oui, elle peut survenir tôt ou plusieurs années après l'intervention. C'est l'une des raisons du contrôle annuel.

La sensibilité de mes mamelons reviendra-t-elle ?

Dans la grande majorité des cas, oui, progressivement au fil des mois. Une modification durable reste possible et fait partie de l'information donnée avant l'opération.

Les prothèses gênent-elles la mammographie ?

Non, elles ne l'empêchent pas. Signalez-les au radiologue, qui adapte les clichés et complète souvent par une échographie.

L'expérience premium

Parlons de votre projet.

Une consultation de trente minutes au cabinet RIVIERAclinic de Vevey : votre demande, mon avis, et le temps d'y réfléchir.

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